Salembaoré

NOS ACTIONS AU CENTRE DE SANTE DE SALEMBAORE 

 

De 2007 à 2010, nous avons soutenu financièrement la construction d’une maternité dans l’enceinte du dispensaire existant. Cette maternité est ouverte depuis le 8 mars 2010 et définitivement opérationnelle en 2011 

 

Depuis 2011, construction de bâtiments annexes (cuisine extérieure, local groupe électrogène et local pour le moulin à grains). Ces locaux sont mis à disposition des familles des malades ou des femmes ayant accouché pour la fabrication des repas.

 

En 2015 - 2016, réalisation d'un nouveau bâtiment habilité CREN (Centre de Récupération et d'Education Nutritionnelle) offrant un équipement permettant de lutter plus efficacement contre la malnutrition des jeunes enfants, des femmes enceintes et\ou isolées. Cette structure sert pour les  consultations des nouveaux nés et enfants jusqu'à 6 ans pour les réunions de formation des mères et   pour la fabrication de bouillies enrichies. Le Centre a été inauguré le 17 janvier 2016 en présence des Hautes Autorités de la Province et plusieurs centaines de villageois de la zone sanitaire de Salembaoré, ainsi qu'une délégation de quatre membres de Dougdi.

 

Tous ces projets ont été initiés par Soeur Angèle Fougères, directrice du Centre de Santé de Salembaoré, originaire de Fougères et membre de la Communauté religieuse de Rillé (35).

 

L'action de Dougdi  a consisté en la recherche de financements nécessaires à ces réalisations. Le CREN a été financé par :

-  La Région Bretagne (7000 €)

-  La Guilde Européenne (10000 €)

-  L'Entreprise Triballat Sojasun de Noyal sur Vilaine (15000 €)

 

NOS ACTIONS DANS LES HAMEAUX DE CULTURE :

 

En 2014, réalisation d'un forage pour l'accès à l'eau potable dans le hameau de Welghin, dépendant de la zone sanitaire de Salembaoré. Soeur Angèle nous avait alertés sur les conditions de vie et d'hygiène catastrophiques de quelques centaines de nomades sédentarisés pour la culture du coton. L'eau était puisée dans le fleuve Koulpelogo et ses affluents, ce qui entrainait accidents et maladies (parasitoses...), d'où un taux de mortalité important.

 

En 2016, réalisation d'un deuxième forage en brousse dans le hameau de culture de Guebouanghin. 500 personnes sont concernées par cet apport d'eau potable.  

Lors de notre venue en janvier, les femmes rencontrées dans les deux hameaux ont témoigné de ce qui allait changer dans leur vie grâce à ces forages.

 

Nous recherchons actuellement des fonds pour la réalisation d'un deuxième forage à Welghin. Le forage actuel est très insuffisant au regard du nombre de familles sur ce secteur. Il sera établi dans le secteur des Peulh. Les familles utilisatrices payent une cotisation annuelle et un comité  dans chaque hameau est mis en place pour la gestion du forage et son entretien. 

 

EN 2017

 

- projet de réhabilitation de l'installation électrique solaire:

Ce projet est mené en lien avec l'association Solaire Sans frontière (SSF) basée à Lyon, et qui grâce à une de nos adhérentes  a proposé de fournir les panneaux solaires. Dougdi a recherché des financements pour faire face aux frais de transports des matériels et aux travaux d'installation par une entreprise qualifiée. ce projet est en bonne voie car nous avons obtenu un financement de la Région Bretagne, du syndicat de l'énergie 35  (SDE 35) et le dossier est en cours  auprès de la Fondation EDF Help.

 

- bilan de la 1ère année de fonctionnement du CREN :

Le nouveau bâtiment inauguré en janvier 2016, remplit pleinement sa mission. 291 enfants ont été suivis régulièrement au cours de l'année 2016, soit 217 déjà suivis auparavant  et en cours de traitement,   45 nouveaux enfants en situation de malnutrition sévère et 29  nouveaux enfants en situation de malnutrition modérée. Les nouveaux locaux sont plus fonctionnels et plus  adaptés à l'accueil des mères et des enfants.  Auparavant , les consultations avaient lieu dans les locaux de la maternité.

A chaque consultation , on contrôle le poids , la taille et la mesure du tour de bras de l'enfant.. En fonction des résultats , il est remis  des sachets de compléments alimentaires....puis les mères réchauffent et donnent à leur enfant une bouillie enrichie appelée MISOLA, confectionnée au CSPS.

Au cours de notre mission , nous avons aidé à la préparation de  cette bouillie avec un membre du personnel du CSPS. Il faut , sur une meule en pierre, décortiquer  de l'arachide , du soja et du mil qui seront ensuite torréfiés ,puis réduire en poudre des feuilles de Moringa ( arbre local) qui stérilisent la bouillie avec ajout d'huile. Tout cela demande au moins 2h de travail.

 

 

 - 2 nouveaux forages en cours de réalisation dans les hameaux de culture, dépendant de la zone sanitaire de Salembaoré

Grâce au fidèle soutien du Syndicat des bassins des eaux du Couesnon- Pays de Fougères, nous avons pu lancer ce nouveau programme à la demande de Soeur Angèle Fougères, directrice du CSPS.

 

C'est l'OCADES, organisme privée catholique,  qui se charge de recruter l'entreprise et d'organiser les travaux. Nous devions arriver pour le démarrage d'un premier forage mais le compresseur de la foreuse est tombé en panne et cela demande 3 semaines pour le réparer...c'est l'Afrique nous dit Soeur Angèle! ...mais déception pour nous qui attendions de partager la joie des  populations de ces hameaux ! Nous avons pu organiser des échanges dans ces hameaux de brousse accompagnés du technicien du point focal eau et assainissement de la commune. Il s'agit de les aider à organiser la gestion de l'eau, du forage et le prélèvement des cotisations  pour permettre la maintenance des ouvrages en mettant en place une AUE et un comité de gestion.

Les populations ne parlent pas le français aussi nous devons être accompagnés de personnes pouvant effectuer la traduction.

 

Ces rencontres avec ces peuples nomades, sédentarisés en brousse pour la culture  du coton, sont toujours "marquantes " car ils sont tellement isolés et démunis avec 350 enfants à nourrir, sans école....alors  on revient plein de questionnements mais heureux de ces échanges..... et   le trajet pour s'y rendre est toujours aussi mouvementé mettant à rude épreuve nos lombaires !